Désir de vampire

01 septembre 2009

Chapitre 38: Reflexion.

Chapitre 38: Reflexion.

POV : Seléné

Dans la maison régnait le calme. C’était comme si la demeure était morte avec Hannah. J’avais réussis à vaincre un peu de mes démons intérieurs pour qu’Hannah puisse savoir la vérité. Elle le méritait, je le savais ! Jusqu'à présent, la mascarade était ce qui était le plus important pour moi, après Evan, Demon, Nelly et Ariane. Pourtant, lorsque Demon avait révélé notre secret à la mère de Nelly, j’ai du lutter de toute mes forces en me répétant un bon millier de fois : « Elle va mourir et emportera notre secret dans sa tombe ». J’aurais aimé pouvoir utiliser mon pouvoir d’hypnose sur moi-même  mais ce n’est malheureusement pas possible. Je ne sais toujours pas comment j’ai fait pour résister : mon instinct de survie est si fort. J’avais résisté, j’étais fière de moi, je n’avais pas forcé Hannah à oublier. Je l’avais fait pour Demon et Nelly, mais surtout pour cette femme qui le méritait. Il y avait quelque chose en elle qui éveillait le respect. Je ne savais pas pourquoi, je ne l’avais pas remarqué avant. Peut être parce qu’il faut perdre quelqu’un pour en découvrir sa vraie valeur.

Maintenant se posait la vraie question : Hannah allait-elle revenir comme l’avait soutenue Demon et si c’est le cas se souviendrait-elle ? Personnellement j’étais persuadée qu’elle reviendrait mais contrairement à Demon et Nelly j’espérais qu’elle ne se souvienne pas ! Pourquoi ? Je ne savais pas. Peut-être que mes vieux aprioris refaisaient surface. Ou par égoïsme : je ne voulais pas que l’on me prenne ma nouvelle famille. Nelly avait remplit un peu le vide qui sévissait dans mon cœur.

J’entendis des pas dans l’escalier notre belle jeune fille avait désormais le teint aussi pâle que le notre. Sa tristesse reflétait celle de son père. Je devais être forte pour eux, pour nous… Contre toute attente, après avoir enlacé son père et elle vint vers moi pour me serrer dans ses bras et glissa à mon oreille :

-              Tu avais raison! J’ai mal, mais je suis forte. Je reverrais maman. J’ai confiance en l’avenir. Merci.

-              Merci à toi d’être entrée dans nos vies. Lui répondis-je.

-              Je vous aime tout les deux. Je dois retourner à la villa pour parler à Willy et à sa famille. J’ai une décision à pendre.   

-              Prend tout le temps qu’il te faudra, nous allons aller chasser. Nous serons de retour demain, lui annonça son père.

La jeune fille se retourna, lui fit un sourire triste et se mis à courir à travers la forêt. J’avais un mauvais pressentiment. Je sentais que nous ne la reverrions pas. Mon rêve de famille s’envolerait avec elle. Je sentais qu’elle ne nous accompagnerait pas. A cette penser mon cœur se fendit un peu plus. Je devais penser à autre chose et espérer que je me trompais…

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Chapitre 39 : Un au revoir, pas un adieu.

Chapitre 39 : Un au revoir, pas un adieu.

La chasse avait était fructueuse. Cela faisait du bien d’être nourrit, d’avoir cette sensation de force. J’aimais tant les sensations que me procurais le sang humain : cette sensation de chaleur qui traversait le corps, cette vie qui passait du corps de ma victime au mien. Jamais non jamais je ne pourrais me passer du bien être que cela me procurais à ce moment là ! J’avais mon cœur qui se remettait à battre et surtout, à ce moment là, plus rien d’autre n’existait. J’étais bien, je ne me sentais plus seule, j’oubliais toute mes peurs… Mais il était temps de revenir à la réalité…

Nous nous trouvions dans les bois, non loin de la villa des parents de Willy, attendant que Nelly nous rejoigne pour nous faire part de sa décision. Demon m’avait donné son sentiment à ce propos et tout comme moi il pressentait que cela ne serait pas être en notre faveur. Mais nous voulions continuer à espérer… Je sentais que mon compagnon se demandais comment il aillait tenir la promesse faite à Hannah si sa fille décidait de rester ici, mais je savais que nous nous retrouverons, avec Evan et Ariane, plus fort que nous l’étions. Ils nous aideraient, j’en étais certaine.

L’odeur de Nelly me permis de sortir de mes pensées : c’était l’heure, nous allions enfin savoir le verdict. J’avais peur, j’avais hâte, je n’en pouvais plus de cette attente, je voulais savoir ! Quand Nelly arriva à notre hauteur, Demon vint la prendre dans ses bras car il vit que celle-ci était en pleurs. Dans un sanglot elle murmura :

-              J’ai… j’ai pris ma décision.

-              Et ? lui demanda doucement Demon.

-              J’aime Wi… Willy, dit elle en bégayant. Je vais accepter sa demande en mariage. Je ne peux pas lui imposer votre mode de vie. Je suis tellement, tellement désolée. Je vous aime tant, vous faite partie de ma famille. Je vous aime tel que vous êtes. Je t’aime papa ne t’inquiète pas pour la promesse que tu as faites à maman. Je suis forte je ne me mettrais pas en danger.

-              Je serais toujours là pour toi. Je trouverais un moyen de te protéger où que je sois. J’ai dit que jamais je ne permettrai que l’on te fasse du mal. Si quelqu’un a le malheur de te faire la moindre égratignure, je le saurais et je le tuerai. annonça Demon alors qu’une flamme allumait son regard. Personne ne touche à ma fille…

-              Papa calme toi ! Il ne m’arrivera rien c’est promis. Je t’appellerais tous les jours.

-              C’est entendu, coupais-je pour changer de sujet. Tu vas me manquer ma belle. La vie sera vide sans toi, mais nous n’avons pas le droit de nous opposer à ta décision. Même si je l’avoue je le retiens vraiment de ne pas tout faire pour que tu restes avec nous. C’est difficile je dois te l’avouer. Je te considère comme ma fille et je t’aime ma beauté. Bientôt tu auras le monde à tes pieds… J’ai un cadeau pour toi.

-              C’est quoi ? Me demanda tel curieuse. Nos vies.

Je défis le lien qui retenais mon rubis et lui tendit :

-              C’est la chose que l’on a retrouvé dans mon berceau. C’est la seule chose que j’ai de ma véritable famille. Elle ne m’a jamais quitté. Maintenant elle est à toi. Je serai toujours avec toi grâce à ce rubis. Ne le lave jamais ! Cette pierre est marquée par ma vie, par mes actes et tu peux voir les éclats de sang qui l’on éclaboussés.

-              Je ne peux pas accepter ! Cette pierre fait partie de toi…

-              C’est pour ça que je veux que tu l’ais ! De toute façon tu n’as pas le choix.

-              Merci, dit elle les emplit de larmes en m’embrassant.

Mon passé resurgit dans ma mémoire. Je me revis dansant sous les acclamations des foules. Le regard des hommes et des femmes qui me suivait quand je me m’étais à danser avec ma robe rouge sang assortit à mon rubis qui ne me quittait jamais. Je revis la jalousie de ma sœur à cause de celui-ci et de l’attention que l’on me portait. Pourtant moi je m’en serais bien passé de ces regards de l’époque. Cela m’aurait évité le bûcher. Cela m’aurait évité le coup bas de ma sœur. Cela m’aurait évité les pleurs. Mais pourtant, quand je dansais, quand je chantais, plus rien n’existait. Je dansais pour ma famille, pour ceux qui m’avaient abandonné…

Demon repris la parole, à mon plus grand soulagement, ce qui m’évitait de revivre encore et encore les blessures de mon passé :

-              Ma fille nous allons te laisser. Mais je vais te remettre des lettres pour toi et la famille de Willy ouvrés les le jour de votre mariage. Je l’avais déjà écrite car je pressentais ta décision. Il lui tendit une belle enveloppe fermée par le sceaux de sa famille. Je t’aime ma fille. Je t’aime plus que ma vie ! Vas maintenant ! Vas rejoindre ton destin… Ceci n’est pas un adieu mais juste un « au-revoir ».

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07 septembre 2009

Bonus: les lettres.

Bonus: Les lettres.

Demon a glissé 3 lettres dans l’enveloppe qu’il avait donnée à sa fille ne sachant pas s’il assisterait à son mariage. La première pour la famille de Willy, la deuxième pour Willy et pour terminer la dernière pour sa merveilleuse fille…

A la Famille de Willy,

             Je ne sais comment vous appelez. Nous ne sommes ni proche ni amis, bien au contraire… Pourtant je n’ai d’autres choix que de vous confier ma famille, mon soleil : le trésor que je n’aurais jamais osé espérer. Je ne veux que son bonheur et elle semble l’avoir trouvé auprès de votre fils. Mais à cause de cet amour, je ne peux accomplir la promesse que j’ai faite à sa mère de la protéger coute que coute. C’est pourquoi je vous demande de remplir ce rôle à ma place.

Sachez qui si Nelly à la moindre égratignure je le saurais. Nous reviendrons alors et nous vous tuerons tous sans exceptions et sans remords. Vous pensez certainement nous vaincre facilement grâce aux épreuves que vous avez traversées, mais ne nous sous-estimez  pas. Nous avons plus de ressources qu’il n’y parait… Ceci n’est pas une menace mais une promesse !

Amicalement votre meilleur ami (ou votre pire cauchemar et son clan…)

Demon

A Willy,

Mon petit Willy, cela ne fait pas longtemps que nous avons fait connaissance et nos rapports n’ont pas toujours été au beau fixe, je dois bien le reconnaitre. Mais pourtant nous agissons pour atteindre le même but : le bonheur de Nelly. C’est pourquoi je te la confie même si ce n’est pas l’envie qui me manque de te rayer de la surface de cette terre. Tu es bien trop jeune est inexpérimenté pour prendre soin d’elle et mon instinct de père est bien là malgré le peu de temps que j’ai passé auprès de ma fille.

Je sais cependant que cela n’est pas la bonne solution si je veux qu’elle soit heureuse. J’ai vu l’amour qui vous lie et bien malgré moi j’ai appris à t’apprécier. Tu n’auras jamais à craindre de moi car je sais que s’il arrivait quelque chose à notre soleil tu souffrirais tout autant que moi !  Alors je ne te demande qu’une faveur. Prend bien soin de ma fille, rend la heureuse, soyez heureux, sois heureux et si tu as le moindre problème, alors appelles moi et nous viendrons pour vous aider…

Mes félicitations, Je compte sur toi.

Avec toute notre bienveillance.

Demon

A ma douce fille, mon ange, mon soleil, ma douce Nelly,

Nelly, ma douce Nelly, ma tendre Fille. Félicitation pour ton mariage. Je sais que Willy te rendra heureuse et je vous souhaite tout le courage du monde pour traverser les épreuves qui seront dressées au travers de votre route. Malheureusement celles que vous avez déjà traversées ne serons pas les seules. Mais je sais au fond de mon cœur que vous avez assez de force pour toutes les vaincre et je serais toujours là pour toi, pour vous…

Il me pèse de te dire ces mots, de te laisser partir, car nous avons eu si peu de temps pour nous connaitre. Pourtant tu nous as apporté tant de bonheur, tu as illuminé nos vies et j’aurais aimé te garder à nos côtés pour l’éternité… Je ne souhaite que ton bonheur alors je te laisse faire tes propres choix, tes propres expériences, car je pense que c’est ça aussi le rôle d’un père. Savoir quand son enfant est près à quitter nid et tu es prête… J’espère que je ne t’ai pas déçu…Je n’ai pas assez de mots pour te dire ce que je ressens pour toi, tout mon amour… Sois heureuse ! Vous serez toujours les bienvenus parmi nous et nous serons toujours présents pour toi et ton mari …

Avec tout mon amour et toute ma tendresse,

Ton père qui t’aime,

Demon.

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Chapitre 40: Aurore Boréale.

Chapitre 40: Aurore Boréale.

POV : Seléné

Nous avions rejoint Evan et Ariane qui étaient revenus de leur voyage de noces. Nous étions quelque part dans une forêt Canadienne. Le cœur lourd nous leur avions raconté la mort d’Hannah et la décision de Nelly. J’espérais que nous pourrions aller la voir pour son mariage, mais rien n’était pas sur aux vues de nos rapports conflictuels avec la famille de Willy. Ces idiots seraient capable d’inviter des humains alors… C’est pourquoi Demon avait laissé des lettres à Nelly. Juste au cas où !

Pour nous changer les idées et nous faire oublier notre cœur lourd, Ariane avait entrepris de nous raconter leur voyage de noces en Antarctique. Oui vous avez bien compris, en Antarctique. Ce n’est pas une destination très convoitée pour une lune de miel, mais bon nous sommes des vampires alors rien de très étonnant et je le conviens cela a quelques atouts comme le soulignait si bien notre Ariane :

-          Il faut absolument que vous y alliez ! C’est absolument magnifique, désertique, des étendues blanches et bleues à perte de vue où la glace, le ciel et la mer se confondent. Et personne à des kilomètres à la ronde pour nous déranger. Ce qui nous a permis d’avoir une lune de miel sublime, dit-elle avec cet éclat d’amour, de complicité et de désir vers Evan. Je voyais très bien ce qu’avait été leur activité principale et je savais que j’aurais bientôt quelques détails de plus par Evan.

-          Mon amour je sais très bien que tu as apprécié, mais nos amis ne souhaitent peut-être pas les détails de nos ébats, glissât-il à sa compagne en faisant un clin d’œil. Nous y retournerons bientôt et qui sait, notre petit nid sera peut-être toujours en état…

-          Oh oui !!! Je ne vous ais pas raconté, continua Ariane avec enthousiaste, Evan nous a façonné un igloo dans la glace. Enfin quand je dis igloo ce n’est pas le mot qui convient. C’était plutôt un palais de glace magnifique tout en sculpture de glace et de givre, reprit-elle d’un ton rêveuse.

-          Oui heureusement que nous ne craignions pas le froid, sinon tu aurais été statufiée sur notre lit de glace je n’aurais pas pu en profiter… Mais tu es et sera toujours la plus belle œuvre d’art sur cette planète.

-          Quoi, répliquât-elle faussement énervé, tu sous-entend qu’il y une femme  plus belle que moi ailleurs ?

A ces mots nous ne purent retenir nos rires et Evan lui murmura :

-          Bien sur que non mon amour !!! Rien, ni personne ne surpassera jamais ta beauté à part peut-être le spectacle des aurores boréales. Tu dois bien avouer que c’est un phénomène qui dépasse l’entendement !

-          Oui j’avoue. Il n’y a pas de mot assez fort pour décrire ce que nous avons vu. J’en rêvais depuis si longtemps.

-          Oui merveilleux, en ce qui me concerne j’ai également adoré nager avec les baleines. Ce sont des animaux fascinants. Le seul bémol à notre voyage, je dirais que c’était la nourriture. A part les phoques et les ours blancs, il n’y a pas grand-chose à se mettre sous les crocs et je dois dire que leur odeur et leur gout manque de saveur, répliqua t-il pensif.

-          Evan tu sais ce que je pense du sang humain !

-          Oui je sais ma douce, je sais…

Les écouter m’avais fait du bien et même Demon avait le sourire. Mais qui pouvait résister à cela ? Ils étaient si heureux et leur joie était communicative.

Soudain une sensation que je n'avais pas resentie depuis longtemps me saisit ! J’avais l’impression d’être observée. Je sentais des yeux me fixer. Des yeux qui n’appartenaient à aucun de mes compagnons. Puis une odeur me monta au nez : un vampire pas de doute. Quelques secondes plus tard, une vampiresse avec l’apparence d’une frêle jeune fille, vêtue dune simple robe de nuit blanche déchirée apparue. Elle devait avoir 16 ou peut-être 17 ans. Son visage exprimait une certaine malice. Une fée malicieuse  et maléfique ! Voila à quoi on aurait pu la comparer. Avec ses yeux rouge et son nez mutin, son visage était encadré par de cours cheveux brun aux reflets doré. Elle nous dévisagea Evan et moi et nous fit et petit sourire plein de sous entendu que je ne compris pas. Puis elle se tourna vers Demon. C’est à ce moment là que je vis que celui-ci s’était figé. 

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09 septembre 2009

Chapitre 41: De mère en fille, 1ère Partie

Chapitre 41: De mère en fille.

Première partie: Héritage

POV : Demon

Cette apparition ! Comment cela pouvais être possible ? Le visage de la jeune fille qui se tenait devant moi se superposait avec celui de la jeune jouvencelle, Eléonore, qui avait conduit à ma perte. Elle n’était pas semblable comme l’avait été mes deux Anna, au contraire. La jeune femme devant moi et celle qui hantait mon passé étaient bien différentes et pourtant il y avait un je ne sais quoi qui les reliait l’une à l’autre. Quelque chose de familier. Et puis je ne pouvais détacher mon regard d’elle. J’étais comme aimanté. La même sensation qui m’avait poussé à faire la cour à ma jeune Jouvencelle alors que cela m’était interdit. Cette sensation d’appartenance… Non il fallait que je résiste ou ce sentiment me mènerait à ma perte encore une fois !

Sa voix me fit reprendre mes esprits :

-          Bonjour Demon, dit-elle en me souriant, désolé je suis impolie, je ne me suis pas présentée. Mon prénom est Aurore. Me présenterais-tu à tes compagnons ?

-          Eu oui, bafouillais-je pour la première fois. Je te présente mes amis Seléné, Evan et sa compagne Ariane. C’est à mon tour d’être impoli, mais peux-tu me dire comment tu connais mon prénom ? Je ne me souviens pas t’avoir rencontré. Pourtant j’ai une mémoire infaillible en ce qui concerne les belles demoiselles.

-          C’est bien normale, c’est la première fois que l’on ce rencontre mais je sais qui tu es…

-          Mais comment est-ce possible ? Nous avons croisé beaucoup de vampires, mais rare sont ceux qui connaissent mon nom. Et je ne me suis que très rarement séparé de Seléné et pourtant tu ne semble pas la connaitre, lui fis-je remarquer étonné.

-          C’est vrai ! J’ai entendu parler d’elle et d’Evan. Enfin il me semble que se sont eux. Mais je ne sais pas qui ils sont, enfin pas comme toi. C’est une très longue histoire. Une histoire qui se transmet depuis des générations de mère en fille.

-          Aurons-nous l’honneur de l’entendre ? demanda Seléné qui se manifesta pour la première fois dans la conversation.

-          Je pense que vous êtes en droit de l’entendre. C’était il a très longtemps au XIVème. Mon ancêtre, celle par quoi tout a commencé, s’appelait Eléonore. Je ne pu retenir un frisson en entendant ce prénom. Elle était la seule enfant d’un couple important de la haute bourgeoisie et était promise à un noble de la cour Italienne. Elle fit une pose me laissant me plonger dans mon esprit.

J’étais en train de rêver ce pouvait-il vraiment que la personne qui était devant moi soit la descendante de la belle Eléonore. D’après son récit il ne pouvait en être autrement mais pourquoi, comment ? Je ne comprenais pas… Je la laissais donc poursuivre son histoire  en espérant pouvoir comprendre…

-          Mais celle-ci fus sous le charme du jeune valet d’une connaissance de sa mère, reprit-elle en me regardant. Malheureusement, elle fut surprise avec celui-ci et il fut condamné à l’échafaud. Son futur époux l’obligea à assister à la sentence de son pauvre amant. Mais ce jours là, au moment fatidique, des éclairs retentir les obligeant à se mettre à l’abri. Dans sa course, le bourreau fit basculer la chaise qui retenait son amant à la vie. Pour lui rendre un dernier hommage, elle s’était retournée vers lui… Et c’est là qu’elle vit deux silhouettes blanches aux cheveux noirs s’emparer du bel angelot. Ce que je ne vous aie pas dit, c’est que les femmes de ma famille ont toujours eu un très bon instinct, et mon ancêtre avait deviné qu’elle avait assisté à une scène hors du commun…

Elle fit une deuxième pose pour nous laissez digérer la nouvelle, face à nos regards interloqués. Je ne comprenais toujours pas pourquoi Eléonore avait transmis cette histoire à sa fille, ni pourquoi le sentiment d’attraction que j’avais ressenti pour Eléonore s’était retourné vers Aurore. Au bout de quelques minutes elle reprit sont histoire.

-          Cette impression fut confirmée lorsqu’un jour une magnifique jeune femme aux cheveux noir et au teint pâle se présenta à sa demeure. La voyant, son père et son mari furent comme hypnotisés et moururent dans un tragique accident. Quand celle-ci le lui annonça, elle le cru naturellement. Mais plus les jours avançaient, plus son instinct lui dictait qu’il s’était passé quelque chose de différent ce jour là et fit le rapprochement avec les silhouettes aperçues lors de l’exécution… C’est pour cela qu’elle en fit le récit à sa fille quand elle fut en âge, la priant de faire de même dans les générations futures, espérant que l’une d’entre nous découvre le fin mot de ce mystère…

-          Depuis quand avez-vous découvert ce que nous somme ? Et comment m’as-tu reconnu si facilement ? lui demandais-je inquiet.

-          C’est moi qui l’ai découvert. J’ai fait le rapprochement après ma transformation. Ne vous inquiétez pas, le secret est intact. Dès que j’ai été suffisamment maitre de ma condition je suis partie à ta recherche pour confirmer mon hypothèse. Si je t’ai reconnue, c’est que mon ancêtre a transmis un portrait qu’elle avait fait de toi humain. Certes tu as changé, mais pas suffisamment pour que je ne te reconnaisse pas, avoua-t-elle en me tendant un magnifique portrait qui me représentait. Heureusement que je n’avais pas besoins de respirer car j’aurais été à cours de souffle par l’émotion de ce récit et de ce portait.

Seléné me sauva la mise en prenant la parole :

-          J’ai encore le souffle coupé par ton récit. Je ne sais pas si l’on peut te faire confiance et même si mon instinct me dit que oui je suis surprise que ton ancêtre ai pu se douter de quelque chose. Je ne suis pas habituée à ce que quelqu’un résiste à mon pouvoir, même à long termes. Mais dis-nous en un peu plus sur toi. Comment es-tu devenue un vampire? Demanda-t-elle intriguée et méfiante.

Elle nous raconta donc sa vie, son enfance dans leur maison bordant la mer. Car oui, elle était Italienne et le revendiquait. Elle détailla sa famille et surtout elle nous décrit sa mère. Puis elle nous raconta qu’elle était tombé amoureuse d’un beau touriste espagnole et qu’elle l’avait rejoint un jour dans sa chambre d’hôtel pour pouvoir se changer et profiter de la plage. C’est lui qui avait le sac avec leurs maillots, mais celui-ci en avait décidé autrement. Il voulait faire l’amour mais elle n’était pas prête alors elle refusa. En colère il l’a battue et la laissa pour morte dans un fossé près d’une forêt. Un vampire passant par la ne pu résister à l’odeur de son sang et la mordis. Malheureusement ou heureusement, il fut dérangé et du l’abandonner. Mais il revint quelques heures plus tard devinant qu’elle allait se transformer et espérant en faire sa compagne. A l’heure de son réveil il lui expliquât les règles mais ils se détestaient presque instantanément alors ils se séparèrent et elle décida de suivre sa quête pour le retrouver. A la fin de son récit elle nous dit :

-          J’ai assez parlé vous savez tout de moi et moi j’en sais si peu sur vous. Ce n’est pas supportable. Racontez moi vos histoires, exigea t’elle.

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10 septembre 2009

Chapitre 41: De mère en fille, 2ème partie.

Chapitre 41: De mère en fille.

Deuxième partie: Impossible n'est pas Français

POV : Seléné.

J’étais estomaquée par le récit que venait de nous compter Aurore. Je ne savais pas si je devais lui faire confiance ou non. Pourtant, quand je voyais comment Demon la regardait, je savais que je n’aurais pas vraiment le choix. Demon regardait Aurore de la  même façon qu’Evan regardait Ariane. Je serais bientôt encore plus seule que je ne l’avais jamais été. Trop de choses nous étaient tombées dessus depuis notre arrivé en Amérique et cela me faisait peur. Pourtant, bien malgré moi, je vivais bien cette rencontre. Demon a le droit d’être heureux lui aussi…

Nous racontâmes chacun notre tour nos vies d’immortel et le peu de souvenir de nos vies d’humains. Quand ce fut la fin de mon tour et celui d’Evan, Aurore nous regarda avec le même sourire que celui de notre rencontre. Ce sourire plein de sous-entendu qui disait « Je sais encore de choses qui vous ne savez pas ! » J’avoue que son petit air supérieur m’agaçait grandement.  C’est alors qu’elle prit ma main et celle d’Evan et les relia et dit tout simplement :

-          Vous ne savez donc pas j’ai eu des doutes quand je vous ais rencontré. Puis je me suis dit que je devais me tromper, qu’il était impossible que vous ne sachiez pas.

-          Que sais-tu sur nous que nous devrions savoir ? Demandais-je agacée par tous ces mystères.

-          N’avez-vous jamais ressenti un lien très fort qui vous unissait ? demanda-t-elle en nous regardant alternativement Evan et moi.

-          Si bien sur, nous n’avons jamais compris pourquoi. Nous avons mis cela sur le fait que c’est moi qui ai transformé Seléné, confirma Evan.

-          Mais nous nous sommes rendu compte que ce n’était pas vraiment ça, car je n’ai pas le même genre de lien avec Demon. Alors nous avons laissez tomber, profitant juste de notre alchimie, expliquais-je.

-          Il y a une bonne raison pour ce lien, mais je vous préviens cela risque de vous faire un choc. Voyez vous j’ai un pouvoir, il me permet de déterminer les liens entre les personnes… les liens de sang !!!

-         

-          Comment cela ? balbutiais-je.

-          Vous êtes frère et sœur. Frère et sœur jumeaux !!!

-         

-          Ce n’est pas possible ! Non murmura Evan. Morte née…

-          Qu’est-ce que vous racontez ? Qu’est-ce que tu racontes Evan ? M’écriais-je comme une folle.

-          Elias mon frère m’a un jour raconté que j’avais eu une jumelle. Mais qu’elle était morte pendant l’accouchement comme notre mère. Je n’ai jamais pu en savoir plus, le sujet de ma mère et de ma naissance était tabou chez moi, surtout que l’on me considérait comme responsable de sa mort. Je n’ai jamais su comment elle était à part que c’était une femme magnifique et aimante et que je lui ressemblais beaucoup physiquement.

-          Si c’est vrai pourquoi ? Pourquoi m’a-t-on abandonnée ?

-          Je ne sais pas, je ne sais pas, je ne sais pas, répéta sens cesse Evan. 

Flash back de la naissance d’Evan et de Seléné

POV : le père d’Evan

Je voyais ma merveilleuse femme se tordre de douleur. Il était trop tôt, beaucoup trop tôt. La sage femme n’aurait jamais le temps de nous rejoindre pour aider ma femme à accoucher. Au mieux, les contractions se rapprochaient de plus en plus. Ma  tendre femme, mon Hélène poussait, criait de douleur, quand je vis la tête du premier nourrisson sortir des entrailles de ma femme. Quelques poussées plus tard, je pus prendre ma fille dans mes mains elle poussa un cri. Elle était belle et bien vivante, ses cheveux était noirs et ses yeux d’un gris étourdissant. Cette petite était tout le portrait de sa mère. Je la présentais à ma femme qui souffla :

-          Seléné.

Puis je confiais la petite à La gouvernante pour me concentrer sur ma femme qui devait encore faire sortir notre deuxième enfant. J’espérais que cela serait un garçon. J’adorai la relation que j’avais avec mon fils Elias. Les heures passèrent, le second nourrisson ne voulait pas pointer le bout de son nez. Ma femme s’affaiblissait, mais ne renoncerait pas. Elle poussait et poussait encore à chaque contraction et puis finalement il vint. Poussa son premier cri et quand je lui tendis notre fils, car je venais d’avoir un deuxième fils et j’en étais fier, mon adoré souffla :

-          Evan.

Puis tout alla si vite. Ma femme perdit beaucoup de sang, trop de sang. Elle était si faible, elle ne pu le supporter. Son souffle cessa en me murmurant un dernier :

-          Je t’aime.

Ma femme venait de mourir dans mes bras. J’étais triste, j’étais en colère. Je ne savais plus où j’en étais. C’est alors que je la vit, ma fille, le parfait portrait de sa mère. Je ne pu le supporter… Je dénouai le rubis de ma femme et le tendit à la gouvernante en lui ordonnant de confier ma fille avec ce bijou et son nom à n’importe quelle famille. Du moment que je ne la recroise jamais. Après l’enterrement de ma femme et celui soi-disant de ma fille, je mis un tabou sur leurs noms. Je ne voulais plus souffrir. J’avais tout perdu à cause d’un fils que j’aime malgré moi pourtant !

Fin du flash back

J’étais perdue. J’avais un frère, un frère jumeau. Et Evan était ce frère. C’était impossible. Pourtant je crois qu’une partie de moi l’avait toujours su. Une partie du vide de mon cœur venait de se combler.  Je regardais Evan comme si je le voyais pour la première fois et avec émerveillement il me rendait mon regard. Puis je souris en pensant que j’avais couché avec mon frère. J’avais commis un inceste, pourtant je me sentais bien. Je ne regrettais pas. Cela avait toujours été normal entre nous, comme si on avait toujours su ce dont l’autre avait besoin et à ce moment là, nous en avions eu besoins. Et puis l’inceste a toujours existé dans les hautes familles pour que le sang reste noble non ?

Je me demandais comment était notre mère et pourquoi j’avais été abandonnée, mais je crois qu’il vaut mieux que certaines questions restes sans réponses.


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11 septembre 2009

Chapitre 42 : Le cœur a plus d’une place.


Chapitre 42 : Le cœur a plus d’une place.

Une semaine s’était déroulée depuis la surprenante annonce d’Aurore. Grâce à cette révélation, le lien qui nous liait Evan et moi s’était encore renforcé. Il faisait partie de moi comme je faisais partie de lui. J’avais l’impression que nous partagions la même âme. Je savais ce dont il avait besoins même lorsqu’il s’éloignait de moi pour être un peu seul ou retrouver son Ariane.  Il en était de même pour lui. Nous réapprenions à nous connaitre et il s’appliquait à se souvenir le plus possible des ses souvenirs humains pour pouvoir les partager avec moi. C’était bon vraiment de savoir que mon frère avait toujours était près de moi, même si c’était inconsciemment.

Nos gestes avaient aussi légèrement changés. Nous étions vraiment devenus tactiles, nous nous embrassions souvent. Pas comme au début de notre relation, non ! Je ne comprenais pas vraiment la raison qui nous poussait à agir ainsi. Peut-être pour nous assurer que l’autre était toujours là. Nous nous connaissions par cœur, notre odeur, chacune de nos expressions, chaque courbe de nos corps… Ariane quand à elle prenait très bien la nouvelle et la façon dont évoluait notre relation. Elle aurait pu être jalouse mais non. Elle savait que nous avions été amant. Elle savait que nous avions toujours été attirés l’un vers l’autre, et pourtant elle ne nous avait pas jugés. Elle m’avait toujours accepté comme je l’étais. Et là elle était juste heureuse pour nous, heureuse pour Evan. Heureuse de pouvoir comprendre enfin ce qu’il manquait à l’homme de sa vie. Heureuse qu’une pièce du puzzle de nos vies soit ajouté à notre tableau !

J’étais heureuse vraiment, mais il restait encore trop de zones d’ombre pour que nos vie soit parfaite. Il y avait encore trop de trou dans mon cœur. Le premier laissé par le départ de Nelly, ma fille de cœur, elle me manquait. Me manquait tellement et je n’étais pas la seule. Je voyais souvent Demon seul dans ses pensées, trop absorbé par la tristesse pour se rendre compte de ce qui se passait autour de lui… Et puis il me manquait aussi un être avec qui j’aurais envie de partager moi aussi autre chose que ce que je ressentais pour ma famille. Quelqu’un qui réanimerait mon cœur brûlé ! Mais je ne crois pas que cela serait facile, au contraire. Il n’y avait qu’à voir Demon et Aurore pour le comprendre. Ces deux là s’aimaient. Pourtant ils se repoussaient sans cesse. Demon n’avait pas confiance en Aurore. Il ne supportait pas ce qu’il ressentait pour elle. Mais après tout, cela pouvait se comprendre. La seule fois où il avait sentit ce genre d’attraction il en était mort et puis Demon n’était et ne serait jamais l’homme d’une seule femme. Il m’avait avoué :

-            Seléné, je ne sais plus quoi faire, elle m’attire tant ! Je l’aime, j’en suis sur. Je ne le supporte pas, mais mon cœur et mon âme sont à elle. Pourtant mais corps ne peut et ne sera jamais pour une seule femme…

-            Ne t’en fait pas, si elle t’aime comme tu l’aimes elle t’acceptera comme tu es. Tu sais le temps fait beaucoup de chose. Penses à Ariane et Evan. Penses à Nelly et à la vie qui nous réunis Evan et moi. Penses au destin qui nous a mis sur la même route toi et moi.

Ce après quoi nous avions fait l’amour pour oublier nos vies pour juste ressentir l’euphorie du moment.

Et puis il y avait Aurore. Aurore que j’avais surprise en train de contempler le portait de Demon. Je m’étais approchée d’elle posant ma main sur son épaule et lui avait demandé :

-            Depuis que tu es arrivée dans nos existences, on peut dire que tu as semé un sacré remue ménage. Ce qui n’est pas pour nous déplaire, mais je me suis toujours demandé ce qui t’avais poussé à nous chercher. Enfin à chercher Demon ! Après tout, tu avais résolue le mystère tu auras pu poursuivre ta vie comme si de rien n’était ?

-            Je ne sais pas exactement, me répondit-elle. C’est juste que depuis que ma mère m’a montré ce portrait, j’ai été fasciné par l’homme qu’il représentait : ce bel ange. Je voulais tout savoir de sa vie. Et quand je me suis réveillée vampire, comprenant le mystère qui vous entourait, je n’ai pas pu résister. Il fallait que je me prouve que je ne m’étais pas trompé. Et d’ailleurs je n’ai pas eu grand mal à vous trouver. Il y avait comme une force qui m’attirait dans votre direction. Impossible de faire autrement !

-            Tu l’aimes n’est-ce pas ?

-            Oui mais je ne le veux pas. C’était l’homme qu’aimait mon ancêtre. Il est à elle, pas à moi.

-            Ne penses-tu pas qu’elle voudrait que tu sois heureuse et lui aussi ?

-            Peut-être, mais il est heureux non ? Il t’a toi et il a une fille…

-            Oui bien sûr, mais le cœur a plus d’une place.

A ces mots je me levais pour qu’elle puisse réfléchir. Puis la vie reprit son cours du mieux qu’elle pouvait. Je regardais Aurore et Démon se rapprocher puis se rejeter sans discontinuer. Je partageais mon temps avec ma famille. Nous voyons défiler les paysages, les villes et les victimes. Nous étions devenus nombreux, il était plus difficile de nous cacher. Mais grâce à nos dons respectifs nous y arrivions. Un jour en revenant d’une longue chasse, Demon s’aperçut qu’il avait un message sur son téléphone d’un appelant inconnu. Cela nous surprit tous car rare étaient ceux qui possédaient nos numéro. Nous furent encore plus surpris d’entendre la voix de la mère de Willy qui disait :

-            Bonjour Demon c’est Isabelle, Zabou, la mère de Willy. Comme vous le savez votre fille a décidé de s’unir à notre fils. J’ai sais qu’elle souhaite votre présence ainsi que celle de votre clan. C’est pourquoi je me permets d’intervenir pour vous annoncer que la cérémonie aura lieu Le samedi 6 juin à 10h à la villa. Je dois également vous rappelez les règles établies sur nos terres si vous souhaitez être parmi nous ce jours là. Il est strictement interdit de chasser des humains sur notre territoire ou à proximité. Nos amis indiens seront présents lors de la cérémonie. Ils se transforment en loups pour protéger les humains et n’apprécient que moyennement notre espèce. Toute provocation est donc formellement interdite pour le bon déroulement du mariage ! J’espère pouvoir vous compter parmi nous pour le bonheur de Nelly.

Nous fume choqué par cette révélation. Nelly nous voulait à ses côtés pour ce grand jour. Mais elle se mariait dans deux jours. Et nous étions loin, très loin. En plus de ça, leur stupide règles nous obligeait à chassez avant. Nous n’étions pas sur de pouvoir être la à temps. Dans un cri Demon explosa :

-            Je hais cette femme ! Elle veut m’empêcher d’être là pour ma fille : deux jours. Comme si elle n’avait pas pu nous prévenir avant. Il n’y pas de temps à perdre, nous devons chasser tout de suite si nous voulons arriver à temps. Je ne la laisserais pas s’approprier ma fille. Elle ne sera pas déçue !!!

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13 septembre 2009

Chapitre 43: Course contre la montre.

Chapitre 43 : Course contre la montre.

Attention ce chapitre contient des scènes explicites qui peuvent choquer!

Nous avions décidé de faire le plus de chemin possible et de trouver quelques victimes au dernier moment, à distance raisonnable du territoire de la famille de Willy. Cela n’allait pas être facile. De plus, il faudrait que nous fassions une halte afin de se trouver des tenues. Fort heureusement nous ne dormions pas. J’avais réussis à embobiner le concessionnaire de voiture de sport le plus proche. Il nous avait laissé une des ces plus belle et surtout plus rapide voitures, croyant bien sur que nous l’avions payé ce qui n’était évidemment pas le cas… C’était une Ferrari je ne sais trop quoi. Nous filions à travers les routes. La voiture rebondissait sur les bosses qui jalonnaient les chemins. Les yeux rivés sur l’heure, la musique jaillissant des hauts parleurs. Je me concentrais sur la musique essayant de ne pas penser que nous pourrions arriver en retard… Seule Aurore était sereine. Après tout c’était normal, elle ne connaissait pas Nelly et ce n’était pas aussi important pour elle que pour nous. Nous avions décidé de la présenter comme une vieille connaissance du clan qui avait décidé de se joindre à nous. Nous ne pouvions pas expliquer les vraies raisons de sa présence afin de ne pas blesser Nelly. Enfin pas pour le moment…

Plus les heures avançaient plus je me rassurais. Si nous trouvions facilement un repas nous serions à l’heure. Certes pas en avance mais à l’heure et puis nous avions décidé d’arriver juste à temps pour la cérémonie histoire de voir la tête de ces idiots quand ils nous verraient débarquer. En chemin j’aperçu une enseigne de vêtement de luxe. 15 minutes plus tard nous étions de retour dans la voiture avec nos tenues. Décidément notre nature vampirique nous était plus qu’utile en ce moment. Ariane aidée par Aurore retouchaient et personnalisait nos tenues grâce à leur doigt de fée. Ce n’est pas que les vêtements de créateur étaient moches, bien au contraire, mais pour nous ils manquaient de personnalité. Pour les grandes occasions Ariane nous avait appris, grâce à sa robe de mariée, qu’il fallait donner une âme à un vêtement en lui ajoutant une simple touche plus personnelle.

L’heure du repas avait sonnée. Ariane nous accompagna lors de notre chasse pour plus de rapidité. Comme d’habitude j’attirais nos proies avec Demon, son pouvoir de séduction et mon pouvoir d’hypnose se complétant. Je n’aimais pas chasser de cette façon. La précipitation n’apporte jamais rien de bon. Depuis le meurtre de la petite fille, j’avais mis un point d’honneur à ne tuer que des hommes ou des mourant mais là nous étions quatre. Quatre vampires assoiffés, je n’avais donc pas le temps d’être difficile. Comme par miracle je repérais cinq jeunes gens en train d’escalader le flan d’une falaise. Nous les attendions donc en haut quand ils arrivaient je les saluai :

-              Bonjour, je vous ai vu escalader cette falaise. C’est fascinant. Avec des amis nous aimerions bien essayer. Accepteriez-vous de nous accompagner pour en discuter un peu ? Demandais-je. A coter de moi Demon leur fit un sourire rassurant.

-              Ce serait avec plaisir ! Nous avons rarement l’occasion de discuter avec une personne aussi charmante que vous, répondit le jeune homme qui était en tête.

-              Puisque c’est d’accord suivez- nous. Je vais vous présentez à nos amis.

Nous arrivâmes à notre lieu de rendez-vous. Tout se passa très vite. Je me jetais sur une des victimes et mes compagnons suivirent. Même Ariane, après avoir longtemps résisté, succomba à l’appel du sang. Cela me chagrinait un peu pour elle car je savais qu’elle aurait beaucoup de remords, mais je n’y pensais pas longtemps. Le sang de ma victime m’envoyait des vagues d’euphorie. J’étais bien en harmonie avec moi-même. Je sentais le sang tout chaud de ma victime évanouie qui me vivifiait de l’intérieur. La bête chantait pour moi. Cette chanson berçait mes envies, mes désirs. L’orgasme du sang, si je pouvais dire, ma première  expérience sangsuelle me revient en mémoires tel un flasch. Je me tournais vers Evan et je su qu’il pensait à la même chose que moi. Je sentais une poussé de notre animalité première nous envahir, enveloppant nos compagnons, notre famille avec nous. Les bêtes nous envahirent. Nous entamions une danse sensuelle. Je sentais les douces mains d’Ariane frôler mon corps alors que Evan la couvrait de baiser. Demon et Aurore était un peu à l’écart savourant la rencontre de leurs corps pour la première fois. Alors que mon frère me déshabillait du regard, Ariane  m’embrassait. Je sentais des vagues de plaisir monter de mon bas ventre pour se propager dans tout mon corps. J’aimais sentir son corps de femme contre le mien. Je croisais le regard d’Evan, abasourdit par le spectacle qu’il voyait et je lui demandais :

-              Tu rappelles tu de notre manoir Evan ? Est-il toujours debout ?

-              Oui il l’est encore. Nous y retournerons si vous le voulez.

A ce moment là j’entendis un grognement de Demon. Merde le mariage. Je criais :

-              STOP, ou nous allons être en retard au mariage.

Tous se ressaisirent et nous courions vers notre véhicule. Fort heureusement notre chasse n’avait pas été trop longue, et nous avions un peu de temps. Nous arriverions juste à l’heure comme nous le voulions.

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14 septembre 2009

Chapitre 44: Mariage.

Chapitre 44 : Mariage.

Nous arrivions juste à temps. Nelly s’apprêtait à rejoindre l’autel. Nous partîmes nous mêler aux invités sous les regards choqués de la famille de Willy. Demon quand à lui se glissa derrière sa fille pour lui prendre son bras et lui glissa à l’oreille :

-         Ma Nelly. Tu croyais vraiment que je raterais ton mariage ? Tu me prends pour qui ?

-         Je ne savais pas si tu avais reçu le message à temps. Mais au plus profond de moi je savais que tu viendrais, murmura sa fille.

Je les observais de loin. Ils étaient beaux tous les deux. Demon portait pour l’occasion un merveilleux costume noir dont Ariane avait rehaussé les coutures avec un beau liserai bleu rappelant ses yeux d’autrefois. C’est Aurore qui en avait eu l’idée en pensant à son portrait. Quand à Nelly elle était radieuse. Elle portait une robe composée d'un bustier près du corps qui descendait en jupe cintrée mais qui s'évasait légèrement. C’était trop impersonnel à mon gout et cela ne lui rendait pas justice. Mais peut importe, seul le regard de la belle qui illuminait la pièce comptait. Et je voyais la fierté qui émanait de Demon. J’étais heureuse pour eux. Puis ils avancèrent lentement Demon n’avait d’yeux que pour sa fille alors qu’elle regardait Willy comme si elle le voyait pour la première fois. Elle nous aperçu puis se reconcentra sur son futur époux. Arrivée à destination Demon plaça la main de Nelly dans celle de Willy puis lui dit :

-         Je compte sur toi pour veiller sur elle.

-         Je la protégerais plus que ma vie, jura Willy.

La cérémonie débuta. Un vampire de la famille de Willy dit quelques mots sur leur amour, et la promesse qu’ils étaient sur le point de se faire. Puis ils échangèrent leurs vœux. C’était un merveilleux moment. Willy passa la bague au doigt de Nelly, l’émotion la submergeait, ce qui fit rire tous les invités. Puis le moment tant attendu arriva.

-          Willy, Nelly, déclara le vampire qui officiait. Devant vos amis et vos familles ici présentes, j’ai le grand honneur de vous déclarez mari et femme. A vous tous mes chers amis, dit-il en direction de l’assemblée, je vous présente officiellement Monsieur et Madame William Lutz !

Tout le monde se leva pour les acclamer. Puis Willy embrassa tendrement sa femme. Cela faisait un peu étrange de la considérer comme la femme de quelqu’un, même celle de Willy. Mais bon je savais que j’allais m’y habituer.

La cérémonie était terminée. Nous aperçûmes la mère de Willy au loin quand son regard croisa celui de Demon. Je vis une étincelle de rage dans son regard la joie qu’il avait éprouvé lorsque qu’il était aux côtés de sa fille avait disparu car à cause de cette femme ce moment de bonheur aurait pu lui être enlevé.  L’heure de la confortation était arrivée. J’espérais que Nelly échapperait à la scène mais ce n’était pas notre genre d’éviter les problèmes. Nous disions toujours le fond de nos pensées. Le père de Willy, Ethan je crois, avait rejoint sa femme et elle entreprit de commencer la discussion :

-             Bonjour, Demon. Seléné. Je suis heureuse que vous ayez pu venir. Dit-elle avec le sourire qu’elle croyait sincère.

-             Vous pensiez vraiment que je raterais le mariage de MA fille, Fulmina Demon d’une voix glaciale.

-             Bien sur que non voyons. J’espérais seulement que vous n’arriviez pas trop tard. Nelly aurait été tellement déçue de ne pas vous voir, dit-elle. Je me demandais comment elle pouvait oser dire cela après le coup qu’elle nous avait fait.

-             Oui, ce n’est pas faute d’avoir essayer pourtant. Commençais-je excédé.

-             Je ne vois vraiment pas de quoi tu parles. Je vous ai appelé il y a de ça 1 semaine. Toute cette histoire de mariage s’est déroulée très vite. Willy nous a prévenus un peu tard de la date qu’il avait choisie. Je n’aurais pas pu vous prévenir plus tôt, annonça cette Zabou d’une voix faucement innocente je n’en croyais pas mes oreilles, à coté de moi Demon voyait rouge.

-             Pourquoi avoir tant tardé à nous le dire alors ? insista mon compagnons de plus en plus furieux.

-             Et bien nous en avons d’abord discuté avec Ethan. Sachant que nos amis Quileutes seraient présent, nous devions leur demander leur permission avant d’inviter d’autres vampires sur leurs terres. Surtout quand ceux-ci ne sont pas comme nous…

A oui j’avais oublié que pour eux nous ne sommes que des monstres. Les loups sont plus importants que nous. Peu importe ce que pense Nelly qui, elle, nous accepte.

-             Elle dit vrai. Ethan était venu à son secours. Lorsque nous avons eu l’accord de la tribu, nous avons cherché à vous contacter. Comme ni Zabou, ni moi n’avions un numéro où vous joindre, nous avons demandé à Willy. Nous voulions que ce soit une surprise pour Nelly. Elle nous a dit que plus tard que vous ne regardiez que rarement votre téléphone.

Je me retenu de rire à leur explication. Quand on veut vraiment joindre quelqu’un il y a toujours un moyen. Mais bon nous n’étions pas dignes qu’ils fassent un peu plus d’effort pour nous contacter. Et puis c’était bon pour eux. Ainsi nous serions écartés et ils auraient Nelly pour eux seule…

-             Si je comprends bien,  l'accord avec les cabots est plus important que le bonheur de Nelly, sifflais-je agacée.

-             Et vous qui dites que vous feriez tout pour elle. Vous n'êtes vraiment pas digne de ma fille! Leur reprocha Demon avec raison.

-             Je ne dis pas que les Quileutes sont plus important que Nelly. Se défendit Ethan. Juste que nous avons un accord avec eux, que nous ne voulons pas briser. Nous devons cohabiter tous ensemble. Si vous ne pouvez pas comprendre cela alors qu'à cela ne tienne. Mais le bonheur de Nelly est tout aussi important pour nous qu'il ne l'est pour vous. Nous la connaissons depuis plus longtemps. Elle est la femme de notre fils et fait donc partie de NOTRE famille autant, si ce n'est plus, que de la votre.

J’avais envie de lui faire avaler sa langue à celui là pour avoir osé dire une telle chose. Je voyais bien que Demon était de mon avis.

-             Oh je vois, commença mon angelot. Nous sommes donc de la même famille par alliance ! C'est bon à savoir puisque dans notre famille on partage tout. Et puis le mariage aurait très bien pu se passer loin de ces chiens !!!

Ils ne réagirent pas face à l’allusion de Demon. Peut-être n’avaient-ils pas compris que chez nous, nous partagions tout sexuellement parlent. C’est dommage, vraiment dommage, j’airais pu bien rire.

-             Ces chiens comme tu dis, rétorqua-t-elle, sont NOS amis. Ils ont autant que vous le droit d’être ici. Pour le lieu, c’est Willy qui a choisi. Alors n’essayez pas de nous reprocher quoi que ce soit.

Ce qu’il ne savait pas c’est que nous nous fichions pas mal de leurs amis les loups. Ce qui nous mettait hors de nous c’est qu’ils s’en servaient comme excuse pour justifier leurs actes.

Je voyais qu’ils sentaient qu’ils n’auraient pas leurs derniers mots. Les leurs étaient sur le qui vive, alors elle appela un vampire blond et une vague de calme s’empara de nos êtres. Demon compris aussitôt et attaqua :

-             Dites à votre ami de s'occuper de sa femme plutôt que de nous. Rétorqua-t-il. Il me semble qu’il a suffisamment de travail à ce niveau là. Elle semble bien insatisfaite cette petite dame. A moins qu’il préfère que je m’en occupe.

Je ne savais pas s’il bluffait ou non. Après tout mon angelot repérait les femmes frustrées à des kilomètres à la ronde. Quoi qu’il en soit le blond arrêta son manège pour entrer dans une colère monstre. Il allait s’attaquer à Demon quand Ariane nous interrompit :

-             Demon, Seléné ! Intervint-elle, Nelly et Willy arrivent. Vous ne voulez pas qu’ils vous voient comme ça ???

Mais c’était trop tard. Willy était déjà arrivé, Nelly derrière lui.

-             Non mais pour qui vous prenez vous ? Demanda-t-il furieux. Vous ne pouvez donc pas agir en personnes civilisées ? Etes vous obligés de vous comporter comme ces monstres que nous cherchons à ne pas êtres ? Papa, maman, Emmett et toi Jaz ? Je vous croyais plus fort que ça. Demon et Seléné, je croyais que le bonheur de Nelly était ce qui comptait le plus à vos yeux !!! Vous croyez vraiment que ça nous plait de voir nos deux familles se déchirer le jour même de notre mariage ?

-             Tu as raison, répondit Evan. De toute façon ils ne sont pas assez important pour que nous nous énervions contre eux. Et puis j’ai envie de faire la fête moi aussi ! Cela fait longtemps que je n’ai pas joué avec le feu. Nous reprendrons cette discutions plus tard. Bien plus tard. Et maintenant Ariane, allons danser !

Evan entraina Ariane dans une valse et le père de Willy s’approcha de moi pour me demander :

-             On fait une trêve pour NOS enfants. Alors acceptez-vous cette danse ?

Je le jaugeais puis après avoir fait un signe vers Demon j’acceptais ravalant ma fierté. Après tout lors d’une danse nous n’étions pas obligés de parler et cela ferait plaisir à Nelly. Demon entraina sa fille sur la piste pour pouvoir discuter tranquillement alors qu’Aurore, qui nous regardaient, restait un peu à l’ écart.

POV Demon

Je voyais l’air choqué de ma  douce fille et je n’aimais pas ça. Mais alors pas ça du tout. Je l’entrainais donc dans un coin de la piste afin de danser et de pouvoir parler tranquillement. Elle fut la première à oser prendre la parole :

-             Papa ! Si je vous ai invité c’est pour que nous puissions être réunis TOUS ensemble aujourd’hui. Je voulais que vous laissiez vos querelles de côtés le temps d’une journée. Je pensais que cela serait possible, mais tu viens de me prouver que j’avais tort. Si j’ai accepté de me marier ici, c’est que c’était important pour Willy. Mais c’est MOI qui ai demandé à nos amis les Quileutes d’êtres présent. Je les connais depuis toujours. Ils ont toujours fait partie de ma vie. Et ça ni toi ni personne ne pourra le changer. Mais tu es mon père. Je ne te connais pas depuis longtemps mais cela ne change rien au fait que je t’aime. Pourquoi ne pouvez-vous pas vous entendre Zabou et toi ?

-             Je suis vraiment désolé ma Nelly. Lui répondis-je. Mais je suis vexé de n'avoir pas pu être impliqué dans les préparatifs du mariage. J’ai déjà du laisser ma fille partir loin de moi, j’aurais voulu être plus actif et la famille de Willy m'en empêchait. Et ça je ne le supporte pas. S’ils avaient fait l'effort de me prévenir avant, il n'y aurait pas eu cette incartade ! Mais à partir de maintenant, et pour ton amour, je resterais loin d’eux afin d’éviter un nouvel incident.

Désolée je l’étais vraiment. J’aurais aimé pouvoir tout faire pour qu’elle ait le plus beau jour de sa vie. Mais sa belle famille m’insupportait à vouloir à tout prix m’évincer de sa vie. Me privant des instants que j’aurais pu partager avec ma fille. Non ! Il fallait que tous se passe selon leurs règles, comme ILS le souhaitaient et ça je ne pouvais l’admettre. Les Quileutes, bien que leur présence me condamnait à toujours rester sur mes gardes, je les acceptais. Willy, puisque c’est celui que ma fille avait choisie, je l’acceptais, il y a pire comme gendre. Mais sa famille alors ça non ! Je ne pouvais pas. Je ne supportais pas leurs regards. Me sortant de mes réflexions internes, mon rayon de soleil me dit doucement :

-             Je ne te remercierais jamais assez. Je sais que cela est très dur pour toi, mais sache que ça l’est autant pour moi.

A ces mots je l’embrassais tendrement sur le front. Lorsqu’elle tourna la tête, elle vit Aurore dans un coin de la salle et demanda :

-             Papa ? Qui est cette femme avec vous ? Elle semble perdue.

-             Cette femme s’appelle Aurore. Elle est une vieille amie que nous avons retrouvée. Elle était seule et nous lui avons proposé de nous accompagner, annonçais-je un peu gêné car je ne voulais pas qu’elle sache tout de suite qui elle était vraiment pour moi.

-             Tu ne devrais pas la laisser seule dans ce cas. Dit ma fille avec sa bonté habituelle. Invite-la à danser.

A ce moment, Willy s’approcha de nous et  pris le bras de ma fille.

-             Puis-je t’emprunter MA femme Demon ?

-             Mais avec grand plaisir Monsieur. Dis-je avec un soupçon d’ironie. Après tout on ne se refait pas.

Je laissais les deux amoureux à leur danse et rejoignis ma belle Aurore. Car oui elle était belle dans sa robe gris métallisé. Elle l’avait retouchée pour l’occasion en ajoutant un liserais bleu à son décolté. Nos rapports étaient toujours aussi compliqués et notre petit interlude d’après chasse ne nous avait pas aidés. Mais je ne regrettais rien car cela avais été un merveilleux moment malgré qu’il ait été interrompu.

Seléné et Evan nous firent une démonstration de jonglage, et la soirée se termina dans une relative bonne ambiance. Détendant un peu l’atmosphère. Nous évitions le plus possible la famille de Willy. Seléné était sublime dans sa robe taillée en flamme par les bons soins d’Aurore et Evan n’était pas en reste. Je me demandais comment je ne m’étais jamais rendu compte qu’ils ne faisaient qu’un…

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21 septembre 2009

Chapitre 45 : Faites l’amour pas la guerre

Chapitre 45 : Faites l’amour pas la guerre

POV : Seléné.

La fête était presque à son terme. Nelly et Willy n’allaient pas tarder à partir pour profiter de leur nuit de noce. Mais avant cela, nous voulions profiter un peu de la présence de notre soleil. Je lui fis signe de nous rejoindre. Elle s’approcha rayonnante. Elle était comblée et cela se voyait. Je voulais m’excuser pour notre emportement de tout à l’heure. Mais avant ça nous voulions tous savoir leur projet et si nous pouvions espérer les revoir bientôt… Je savais qu’Ariane mourait d’envie de lui raconter son voyage de noce avec Evan. Après tout, entre jeunes mariées elles se comprenaient. Quand elle fut enfin à nos cotés je pu la féliciter comme il se doit :

-             Félicitation ma belle tu es rayonnante, le mariage te va bien à ce que je vois. J’aurais voulu te féliciter plus tôt. Merci d’avoir gardé mon collier, cela me touche tu sais.

-             Oui, quand nous nous sommes croisées tout à l’heure vous étiez trop occupé à vous querellé avec ma belle famille pour prendre en compte que c’était le jour de mon mariage. Nous reprocha-t-elle. Et dire que vous avez faillit en venir aux mains !

-             Je suis désolée que tu ais du assisté à ça ce n’était pas prévu, m’excusais-je. Et tu sais bien que nous avons souvent mauvais caractère. Pour ce qui est d’en venir aux mains, j’avoue que cela me déçois que tu puisses penser une telle chose. Nous aimons particulièrement les joutes verbales enflammées, mais nous ne nous battons jamais.

-             Oui je crois que nous aurions du naitre dans les années 70, rigolât Demon. Notre devise c’est plutôt faites l’amour pas la guerre. La dernière fois que des vampires nous on provoqués, grâce à notre furie préférée, cela s’est transformé en orgie générale.

-             Oui ça c’est un merveilleux souvenir. Ajouta Evan rêveur. C’est vrai qu’avec ces deux là on ne s’ennuit pas. Dit-il en nous regardant Demon et moi.

-             Je ne suis pas sûre que j’aurais aimé que mon mariage se transforme en orgie mais cela me rassure un peu, annonça Nelly.

-             Puisque le sujet est clos, s’empressa d’ajouter Ariane. J’ai des milliers de questions pour toi : où allez-vous passer votre voyage de noce ? Il faudra que je te raconte le notre en Antarctique c’était tellement magnifique Quels sont vos projets pour le futur ? D’où viens cette bague ? Elle est magnifique.

-             Pour notre voyage de noce je ne sais pas. Willy a gardé la destination secrète, répondit notre Nelly. Après nous projetons d’allez nous installer en France qui est le pays d’origine de Willy. Il voudrait s’imprégner de son passé et nous voulons pouvoir jouir de notre intimité, ce qui n’est vraiment pas possible ici, précisa-t-elle. Et la bague est un cadeau de mariage de la famille de Willy un saphir bleu.

-             La France vraiment ? S’extasia son père. C’est vraiment géniale nous avions décidez de retourner vers notre chers vieux continent qui nous est si cher.

-             C’est surtout notre manoir Italien que nous avions envie de retrouver. Précisais-je malicieusement. Mais Demon à raison c’est une merveilleuse nouvelle. J’espère que vous viendrez nous voir. On vous fera visiter le pays d’origine de ton père et d’Aurore.

-             A bon qu’a-t-il de si particulier ce manoir, s’étonna Nelly ?

-             Disons que quand nous  y vivions, ton père, Seléné et moi, nous le surnommions le manoir de tout les vices, rigola Evan.

-             Je ne sais pas pourquoi mais cela ne me surprend pas de vous, dit Nelly se joignant à nos rires. Mais j’ai une question. Quelle est ton histoire ? demanda-t-elle à Aurore. Cela m’intrigue depuis que je t’ai vue.

-             C’est une très longue histoire. Répondit Demon à la place d’Aurore. Nous en parlerons quand nous nous reverrons. Je crois que ton mari nous en veut de te monopoliser ainsi. Nous allons te laisser. Et surtout penses à mes lettres. Je les avais écrites au cas où je ne serais pas convié à ton mariage mais cela reste d’actualité. Je t’aime plus que tout. Prends soin de toi. Tu sais comment nous joindre.

A ces mots ils s’éloignèrent. Je fus la dernière à rester près de notre ange. J’en profitais pour lui glisser un dernier mot :

-             Je suis fière de toi tu es rayonnante. Je t’aime tellement. Si tu as besoins de moi pour quoique se soit n’hésite pas. A très vite j’ai hâte de te revoir.

Evan me fit signe des les rejoindre en m’interpellant :

-             Tu viens sœurette ?

Quand je fus arrivé à sa hauteur, je glissais mes lèvres sur les siennes puis fit un clin d’œil à Nelly. Nous partîmes en espérant ne plus avoir à faire avec la famille de Willy.

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