Désir de vampire

10 juillet 2009

Chapitre 35: Fatalité de la vie.

Chapitre 35: Fatalité de la vie.

La route du retour avait était rapide malgré le silence permanent dans la voiture. Nous avions pour seul compagnon sonore, les vrombissements de mon véhicule qui berçait mes pensées.

Durant le trajet mes méninges vampiriques avaient été mises à rudes épreuve. Qu’elle était la raison de ce retour précipité ? Est-ce une ruse de la famille de Willy pour les faire revenir parmi eux ? Non, ça ne pouvait être ça… Je pouvais lire de la tristesse dans les prunelles de Willy. Mais que se passait-il donc ? Si ça continuait j’allais devenir folle. Il couvait Nelly du regard. Elle le regardait également et je pouvais voir les multiples questionnements qui torturaient son esprit.

Nous arrivâmes dans l’antre des parents de Willy. Cette douce demeure toujours baignée par le soleil, ce qui était un peu ironique quand on connaissait la nature des propriétaires. Ils nous accueillirent sans un mot. Mais j’avais remarqué le regard menaçant qu’ils m’avaient jeté quand ils avaient vue la lueur rougeâtre dans les yeux de leurs fils. Pourtant aucun d’entre eux ne le fit remarquer. Leurs visages étaient sombres, ils nous firent assirent dans le salon. C’est un vampire d’une apparence d’une trentaine d’année qui prit la parole tout regardant Nelly dans les yeux :

-          Nelly. J’ai une très mauvaise nouvelle à t’annoncer. Ta mère à contracter une maladie très rare et fulgurante peu après votre départ. Je sais par expérience qu’il n’y a pas de bons mots pour t’annoncer ça : mais ta mère est mourante. Il ne lui reste plus que quelques jours à vivre. Sache que toute notre famille est là pour toi, si tu as besoin de quoique ce soit nous serons là.

Nelly était sous le choc, je ne crois pas qu’elle réalisait vraiment ce qui venait de ce passer. Willy la serait dans ses bras, mais elle ne semblait pas réagir. Comme si elle dormait les yeux ouverts. Je me suis approché doucement d’elle alors que les autres n’avaient pas amorcé un geste. Attendant probablement le moment où elle prendrait conscience de la nouvelle qui lui avait été annoncée. Je pris doucement sa tête entre mes mains, la forçant à me regarder :

-          Nelly, lui dis-je. Tout va bien ce passé, je sais que les mots que tu viens d’entendre te bouleverse. Tu te dis que tu rêves, mais non malheureusement c’est la réalité. Tu ne réalises pas encore les conséquences que cette nouvelle. Mais moi j’ai confiance en toi, en ta force. Tu vas souffrir mais tu vas surmonter cette épreuve. Elle va te rendre encore plus forte. Je le sais : c’était ta destinée.

-          Maman vas mourir, mais je vais surmonter cette épreuve j’en ai la force, répéta-t-elle d’un ton convaincu.

-          Oui, c’est ça ma belle. Tu es forte, tu as le monde à conquérir. Tu vas traverser la douloureuse épreuve de la maladie de ta mère. Et si tu en as besoin je suis là moi aussi. Je n’ai pas vraiment l’instinct maternelle mais tu fais partit de notre famille désormais. Si tu le souhaite je t’aiderai à affronter la solitude. Elle et moi sommes de vielles amies, avouais-je.

Je sentais la présence de Demon derrière moi. Je lui cédai ma place. Je sentais des multitudes d’yeux posés sur moi. Je sentais encore et encore leur jugement mais je m’en fichais éperdument. Ils étaient bien la dernière chose qui me préoccupai t.

Demon avait pris Nelly dans ses bras et était sortit dans un coup de vent. Les autres avaient commencé à vouloir le suivre mais ce fut Willy qui, à mon grand étonnement, les stoppa. Je lui souris reconnaissante. Il me rendit mon sourire et me dit :

-       Rejoins-les ! Ils sont partit chez Hannah. Demon va avoir besoin de ton soutien…

A ces mots je m’éclipsais.

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18 juillet 2009

Chapitre 36: Décision.

Chapitre 36: Décision.

POV : Demon

Je courais de toutes mes forces, sentant le vent sur mon visage. J’avais besoins de cette vitesse en ce moment. Elle m’apportait un peu de sérénité en ce jour sordide. La nouvelle m’avait considérablement secoué. Hannah allait mourir!

Hannah était humaine, je savais pertinemment que cela arriverait mais pourtant… Je ne pensais pas que cela arriverais aussi tôt et que cette nouvelle aurais un tel impact sur mon être. Bien sur je savais qu’elle était importante pour moi, comment aurait-il pu en être autrement ? C’était elle qui, avec Seléné, avait fait de moi l’homme que je suis aujourd’hui. Et puis il avait cette nuit ! Ah, cette nuit ! Elle restera gravée dans ma mémoire à jamais. C’est grâce à elle que la belle Hannah/Anna m’avait offert le plus beau cadeau du monde : notre fille, ma Nelly.

Il faillait que je la voie, que je lui parle. Il fallait que je lui offre un dernier cadeau, pour la remercier de la joie qu’elle avait apporté dans ma vie.  Ce rayon de soleil qu’était notre Nelly. Nelly je resserrais mon étreinte sur son corps. Je la savais assez forte pour survivre à cette épreuve. Seléné n’avait eu recours qu’à une faible dose de son pouvoir pour l’en persuader. Mais le temps pressait, je le savais au plus profond de mon âme. J’avais besoin de ma fille pour traverser cette épreuve et pour faire ce que je m’apprêtais à faire et elle avait besoin de moi en ce jour qui marquerait un tournant dans nos vies. Avais-je fait pris la bonne décision ? Je ne pouvais le savoir… Personne ne le pourrait !

Derrière moi je pu sentir l’odeur de Seléné. Tant mieux, son pouvoir de persuasion me facilitera grandement la tâche. En quelques secondes elle fut à mes côtés, me tendant une paire de lentille de couleur bleu. Je croisais son regard et elle comprit. Même si nous n’avions pas le même lien que celui qu’elle partageais avec Evan nos années passées ensemble nous avaient permis de nous comprendre sans un mot. Elle me sourit et me dit :

-         Oui je pense que c’est le bon choix. Ça sera difficile et cela ne me ravi pas plus que toi. Mais nous le lui devons bien…

Je voyais dans ses yeux ce que ça lui coutais de le dire. Pour elle plus que n’importe qui d’autre, les instants qui suivront seront difficiles. Elle lutait contre elle-même pour ne pas me forcer à faire demi-tour. Je voyais qu’elle se sentait faible et cette position de faiblesse face un humain la dérangeait au plus haut point. Mais pour sa nouvelle famille elle se forcerait à accepter de se dévoiler à un humain. Alors qu’elle en mourait de peur, qu’elle les redoute tant.

Nous étions arrivés devant la maison d’Hannah et de Nelly. Une simple demeure aux volets bleus et aux murs blancs. De cette maison émanait une sorte de chaleur et je n’arrivais pas en déterminer la cause. Je ne sais pas pourquoi mais je revis nos jours heureux avec Evan et Seléné sur notre île en France. Le temps n’était pas à la nostalgie et je dû me ressaisir. Je déposais délicatement ma fille par terre face à moi et lui expliquais ma décision. Elle me regarda les yeux remplis de larmes et me fit signe de son accord.

Nous retenions nos souffles et poussions la porte de la maison ou nous suivîmes Nelly en direction de la chambre d’Hannah.

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Chapitre 37: Espoir.

Chapitre 37: Espoir.

POV : Demon.

Arrivés au seuil de la chambre, Seléné rappela à Nelly qu’Hannah auras l’impression qu’elle ne l’a jamais quittée.

Elle était endormie dans son lit. Elle avait très peu changé depuis que j’avais partagé cette nuit avec elle. Seuls quelques traits plus marqués de son visage reflétaient les années qui avaient passées. Elle semblait si sereine dans son sommeil qu’il m’était difficile de croire qu’elle était malade. Elle était tellement belle en cet instant. Je revoyais mon Anna. La belle Anna de mon passé.

Nelly alla l’embrasser pour la réveiller en douceur tandis que je restais en retrait avec Seléné. Hannah ouvrir doucement les yeux et j’entendis sa voix endormie :

-            Bonjours maman, comment te sens tu ?

-            Faible, ma chérie. Très faible je sens que ma fin est proche. Je m’en veux tellement, j’aurais voulu être toujours à tes cotés.

Hannah n’avais pas remarqué notre présence à Seléné et à moi. Je voyais désormais l’impact de la maladie sur le corps de l’ange qui avait donné vie à notre fille. Pour la première fois de ma vie mon cœur se serra. Ma fille avait pris sa mère dans ses bras pour la réconforter.

-            Chut maman. Je t’aime et je t’aimerais toujours. Tu es une mère formidable. Tout ira bien je ne serais pas seule. Ne t’en fait pas pour moi. Tu seras toujours avec moi dans mon cœur comme tu l’as toujours été. La seule à qui tu doit faire attention aujourd’hui c’est toi !

-            Je suis ta mère, je m’inquiéterais toujours pour toi. Je t’aime plus que ma vie. Mais je dois bien l’avouer, j’ai peur.

Des larmes coulèrent sur les joues des deux femmes. Elles ne faisaient plus qu’une, serrées l’une contre l’autre, libérant leurs peines. Je mourais d’envie de les rejoindre pour les prendre dans mes bras, pour les réconforter. Mais je ne pouvais pas. C’était leur moment et je ne voulais pas effrayer Hannah, ni blesser Seléné. Les larmes de mon bébé s’apaisaient peu à peu et elle put reprendre la parole :

-            Maman j’ai rencontré quelqu’un qui voudrait te parler. Je sais que cela risque de te faire un choc. Mais je suis là.

Nelly nous fit signe d’approcher et nous annonça :

-            Maman, j’ai rencontré Demon et son amie Seléné. Quand nous nous sommes vus, Demon et moi, nous avons tout de suite compris qu’un lien nous unissait et quand il a apprit ta maladie, il a voulu venir te parler.

-            Demon ? Comment est-ce possible ? Je n’osais pas espérer te revoir un jour, me dit Hannah. Tu sembles toujours le même et en même temps tu parais si différent. Je ne comprends pas. Au mon dieu tu es tellement beau, tellement parfait ! Je dois rêver cela n’est pas possible !

-            Non tu ne rêves pas, je suis bien là, devant toi ! Et si tu le veux bien, je crois que je te dois quelques explications. Mais avant je tiens à te remercier d’avoir donné naissance à une si merveilleuse fille. Si j’avais su… Je sais que cela à du être difficile pour toi.

Hannah était figée, je cru que son cœur aillait s’arrêter avant même que j’ai eu la chance de lui offrir son cadeau. Mais il reprit son rythme normal, enfin pour une mourante. Ces yeux reflétaient tant d’émotions : je pu lire tout l’amour qu’elle portait à sa fille et qu’elle me portait. Je fus surpris par cette constatation. Comment pouvait-elle m’aimer si fort après tout ce temps, alors que je ne lui avais donné qu’une seule de mes nuits ? Je fus pris d’un doute sur ma décision était-elle la bonne ? Comment aillait-elle prendre nos révélations. Mes pensées prirent fin quand je vis la peur lorsque le regard d’Hannah croisa celui de Seléné. Elle demanda :

-            Qui est-ce ? Ta femme ? Elle était avec toi à la sortie de ce bar non ?

-            Oui j’étais bien avec elle ce jour là, mais je ne pensais pas que tu l’avais vu. Seléné est ma famille, enfin c’est plus compliqué que cela. C’est une longue histoire et c’est cette histoire que je viens te raconter si tu le souhaite. Je ne veux pas t’effrayer, mais l’histoire, mon histoire, est digne des plus grands films d’horreur. Et je sais que cela risque de te paraitre insensé…

J’attendis qu’elle me fit signe de continuer.

-            Seléné et moi, nous sommes différents, nous ne sommes pas humains. Certains monstres des légendes existent.

-            Qui êtes-vous alors ?

-            Nous sommes des vampires, lui répondit pour la première fois Seléné, laissant exprimé dans sa voix le spectre qui la possédait.

-            Non ce n’est pas possible. Je ne vous crois pas. Nelly ! Dis-moi que cela n’est pas vrai !

Celle-ci resserra sa prise sur sa mère pour la rassurer et la bercer mais ne dit rien. Séléné repris :

-            C’est ce que nous sommes. Je sais que vous pouvez le sentir au fond de vous. Vous savez que je ne mens pas !

Hannah me regarda et je pris la parole :

-            Seléné ne ment pas. Nous sommes plus fort que les humains, notre peaux est glacée, nos yeux sont différents. Tu ne peux pas le voir car je porte des lentilles mais je ne suis pas sûr que tu veuilles connaitre leurs vrais couleurs. Et nous nous nourrissons de sang. C’est pour cela que Nelly est différente : c’est un hybride. Elle est moitié humaine, moitié vampire.

-            Je veux voir vos yeux, dit-elle d’une voix tremblante de peur.

Mon regard croisa celui de ma compagne et ensemble nous dévoilons nos yeux rubis. A ce moment je vis qu’elle nous croyait. Le pouvoir de Seléné sera inutile pour la convaincre. Mais qui pourrais faire autrement. C’est Nelly qui encore une fois la calma :

-            Maman ! Regardes-moi ! Je suis toujours ta fille et je t’aime de tout mon cœur. Ils ne sont pas la pour te faire du mal. Mais j’avoue que j’ai peur maman. Peur que tu me rejettes, peur que tu me considères comme un monstre.

-            Non, ma chérie. J’ai toujours su que tu étais différente et tu es loin d’être un monstre. Tu es parfaite, mon éclat de soleil. Je t’aime et cela ne changera jamais.

Nous reprîmes la conversation Nelly rassurant sa mère. Les rôles étaient inversés en ce jour. Nous lui parlions de vampires, de nos vies, de Willy et de sa famille. Hannah fut surprise de savoir que le petit-ami de sa fille était un vampire. Je ne lui précisais pas que nous étions quelque peu à l’origine de sa transformation. Hannah passa par toutes les émotions. Lors de mon récit je vis la peur et le dégout lorsque je lui contais notre méthode de chasse. Mais je n’eu pas l’impression qu’elle nous jugeait, ce qui me surpris un peu. Quoique, c’était certainement d’elle que Nelly tenait ce trait de caractère. Ces yeux restaient emplit d’amour. Comment une telle femme pouvait-elle exister ? J’étais fier que ce soit elle la mère de ma fille. Oui je l’aimais d’une façon nouvelle en apprennent à la connaître. Ce n’était pas ma moitié comme pouvait l’être Evan et Ariane je le sentais, mais elle était une des personnes les plus dignes que je puisse connaitre. Je l’honorais comme une divinité et me demandais comment j’avais pu passer à coté de cette facette de sa personnalité quand je l’avais rencontré pour la première fois. Cela me réconforta dans ma décision. J’étais sur que j’avais fait le bon choix. Et je vis que malgré sa haine envers les humains, Seléné était plus ou moins arrivé à la même conclusion que moi et je sais ce que cela a du être pour elle de le reconnaitre. C’était l’heure de mon cadeau. 

-            Hannah j’ai une dernière chose à t’avouer. Je t’ai connu bien avant que l’on ne se rencontre devant ce bar.

-            Je m’en serais souvenu si je t’avais vu avant ce jour là. Tu n’es pas quelqu’un qui passe inaperçu. Tu es tellement beau, plus beau que les membres de la famille de Willy. Avoua-t-elle.

-            Ce que je veux dire, c’est que je t’ai connu bien avant cela. Je t’ai connu alors que j’étais encore un humain. Je sais que cela peut te paraitre insensé, mais il n’y a pas de doutes possibles. Et c’est pour cela que je suis venu vers toi à la sortie dans ce bar. Tu es avec Seléné celle qui a fait celui que je suis. A l’époque tu t’appelais ANNA. C’est toi la première qui a remarqué mon « pouvoir de séduction » dirons-nous… Tu m’as employé comme valet, mais disons que mes fonctions se résumaient plutôt à te satisfaire toi et tes amies.

-            Je veux bien croire que si j’avais une chance pour t’avoir dans mon lit je serais prête à te partager. Même si ce que tu viens de me révéler et quelque peu dérangeant quand même.

-            Si je te dis tout cela c’est que tu as le droit de savoir. Et pour te dire que tu ne dois pas avoir peur. Quoiqu’il arrive nous nous reverrons. Et je suis sur qu’une partie de toi se souviendra de cette conversation. N’ais pas peur bel ange, nous serons bientôt à nouveau réunis.

-            Je t’aime maman ! Je t’attendrais. Ajouta Nelly alors que des larmes roulèrent sur ses joues. 

-            Je vous aime. Je n’ai plus peur. Prend soin d’elle Demon, me dit Hannah.

-            Je veillerais sur elle. Ne t’inquiète pas, lui dis-je. Mais je savais que cela ne serai peut être pas possible si ma fille désirait rester vivre avec la famille de Willy. Mais cela je ne lui avouerais pas.

Plus personne ne su quoi dire après cet échange. Le silence et la sérénité régnait dans la pièce. Je ne su pas ce qu’il me prit mais à ce moment là, mais j’eu le besoin d’une autre sorte d’adieu avec ce bel ange. Je me penchais vers elle pour lui donner un doux baiser sur ses lèvres et lui dit :

-            Dors bien bel ange. Merci d’avoir illuminé ma vie. Nous nous reverrons bientôt.

Quelques secondes après mon denier mots, la respiration d’Hannah s’éteignit et ses yeux se fermèrent. Hannah était morte dans les bras de sa fille et je sortis avec Seléné pour laisser Nelly avec sa mère, et pour qu’elle puisse lui rendre un dernier hommage. Ma belle compagne me prit dans ses bras et je sus que notre futur proche serait heureux malgré les épreuves car j’avais à mes cotés une femme/famille merveilleuse.

Posté par kalika-ma à 17:07 - Commentaires [8] - Rétroliens [0]


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